Brève bio n°37 de la FNAB Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

La Brève bio n° 37 de la FNAB

 18 mai 2009

Fête du lait bio : des petits déjeuners bio à la ferme. Pour la cinquième année consécutive<!--[if !vml]--><!--[endif]-->, le réseau des fermes bio bretonnes organise sa « Fête du lait bio ». Cette année, elle aura lieu le dimanche 7 juin, au matin des élections européennes. 27 fermes bretonnes ouvrent leurs portes pour proposer des petits déjeuners bio et donnent occasion de découvrir des produits bio : faisselle, yaourts, riz au lait mais aussi céréales, confiture, fromage, etc. Chacune des fermes proposera de poursuivre la journée au rythme d'animations qu'elles auront concoctées (enfournements de pains, participations à la traite, contes...).le site http://fete-du-lait-bio.fr/.

Exonération de la taxe foncière. Déjà proposé par D. de Villepin,  l’exonération de la taxe foncière, contenue dans le plan Barnier de développement de la bio, est une mesure qui s'applique aux seuls producteurs certifiés pour la première fois au 1er janvier 2009 et les années suivantes.

Fête du lait bio : des petits déjeuners bio à la ferme. Pour la cinquième année consécutive<!--[if !vml]--><!--[endif]-->, le réseau des fermes bio bretonnes organise sa « Fête du lait bio ». Cette année, elle aura lieu le dimanche 7 juin, au matin des élections européennes. 27 fermes bretonnes ouvrent leurs portes pour proposer des petits déjeuners bio et donnent occasion de découvrir des produits bio : faisselle, yaourts, riz au lait mais aussi céréales, confiture, fromage, etc. Chacune des fermes proposera de poursuivre la journée au rythme d'animations qu'elles auront concoctées (enfournements de pains, participations à la traite, contes...). Forte du succès de sa première édition en 2005, en Ille-et-Vilaine (35), la Fête du Lait Bio n’a depuis cessé de s’étendre. La Mayenne a rejoint les rangs des participants ainsi que les départements du Rhône  et de la Loire. L’an dernier, 7000 personnes se sont déplacées sur 25 fermes bretonnes et plus de        5 000 petits déjeuners ont été servis. De plus en plus de personnes se déplacent pour ces «petits dèj’ » qui plaisent toujours par «l’originalité du matin», «la possibilité de voir des animaux», «la surprise de découvrir des produits locaux». En Bretagne, l’événement est organisé par les producteurs bio, la FRAB Bretagne et le réseau des GAB. Le programme des animations et des fermes participantes est téléchargeable sur le site http://fete-du-lait-bio.fr/.

Exonération de la taxe foncière. Déjà proposé par D. de Villepin,  l’exonération de la taxe foncière, contenue dans le plan Barnier de développement de la bio, est une mesure qui s'applique aux seuls producteurs certifiés pour la première fois au 1er janvier 2009 et les années suivantes. L'objectif de la mesure est d'orienter de nouveaux exploitants vers le bio. L'exonération est applicable à compter de l'année qui suit celle au titre de laquelle une attestation d'engagement d'exploitation suivant le mode de production biologique a été délivrée pour la première fois par un organisme certifié agréé. Donc, les exploitations qui se sont converties au bio pour la première fois et qui ont reçu pour la première fois une attestation pourront profiter de l'exonération dès lors que les collectivités locales auront délibéré en ce sens. La FNAB s’était prononcée contre cette mesure (voir notre communiqué sur le site de la FNAB). Cependant, vous pouvez, si vous êtes dans le cas de figure décrit ci-dessus, voir avec votre conseil municipal s’il souhaite appliquer cette exonération.
Cohn-Bendit veut "renverser" le budget de la PAC au profit d'une agriculture durable. Daniel Cohn-Bendit, tête de liste Europe-Ecologie en Ile-de-France pour les européennes du 7 juin, a souhaité mercredi que le budget de la politique agricole commune (PAC) soit "renversé" pour favoriser "l'agriculture durable et l'agriculture bio"."Ce qui est aujourd'hui à 80% à l'agriculture intensive passe à 20 ou 30% et c'est 60 à 80% du budget de la PAC qui passe à l'aide à l'agriculture durable et l'agriculture biologique", a espéré le co-président du groupe Verts au Parlement européen, lors d'une conférence de presse d'Europe-Ecologie consacrée à la sécurité alimentaire."Il faut un renversement", a-t-il ajouté, rappelant que la PAC a "énormément d'argent" avec un budget d'environ 45 milliards d'euros. [  ]"Si on arrive à renverser les priorités, les priorités des fonds seront renversés", a renchéri M. Cohn-Bendit pour qui "le Parlement européen, par le budget européen, a la possibilité de changer les équilibres de la PAC" au profit de "l'agriculture durable et l'agriculture bio". (AFP,  13/05/2009)

La FNAB rencontre Europe Ecologie. Dans le cadre de l’association PAC 2013, la FNAB a dialogué avec des représentants de la liste Europe Ecologie, le mardi 12 mai à Paris. Yannick Jadot, Alain Lipietz, Hélène Gassin, et Hannes Lorensen, ont plaidé pour le programme agricole des Verts européens. Nous avons insisté sur la nécessaire consultation des groupes d’intérêt, notamment les bio, en amont toute discussion d’un projet réglementaire à Bruxelles. Le traité de Lisbonne, s’il est adopté, donnera le pouvoir de codécision au Parlement en matière d’agriculture : c’est dire à quel point l’enjeu de pouvoir intervenir auprès des groupes parlementaires très tôt dans le processus législatif est important.

Arnaque à l’annuaire bio. Une productrice du réseau nous indique avoir reçu un appel dernièrement d'une personne se présentant au nom d'Agence bio. Cette personne (Melle Garnier) souhaitait mettre à jour les coordonnées du GIE et me demandait de signer le document qu'elle allait me faxer. Sur le document, pas de logo de l’Agence bio. Ce fax s'intitulait www.annuaire-bio.com et était en fait un ordre d'insertion vendu 790 €...Quand cette personne a rappelé, je lui ai fait part de mes doutes et elle m'a affirmé qu'elle faisait partie d'agence bio et que l'insertion serait gratuite. Au cas où, notre correspondante a contacté l’Agence Bio qui a démenti tout lien avec annuaire-bio.com ..., qui d’ailleurs qui n'existe pas... Une telle arnaque s’est déjà produite il y a quelques temps : n’hésitez pas à nous faire part de telles tentatives d’extorsion de fonds, et ne payez rien sans demander soit à la FNAB, soit à l’Agence bio.

Suppression de la prime bio: Incompréhension à Bio Suisse. Suite à la publication d’un rapport du Conseil fédéral qui propose la suppression des primes bio, l’association Bio Suisse exprime son incompréhension concernant le développement du système des paiements directs (DPD). Dans un communiqué de presse du 6 mai, Bio Suisse « salue le principe de vouloir utiliser de manière plus efficiente et plus écologique les ressources financières disponibles, mais « ne peut pas comprendre que l’on veuille supprimer précisément les paiements directs spécifiquement attribués à l’agriculture biologique ». Les «externalités positives», en d’autres termes, les effets favorables de l’agriculture sur l’environnement seront désormais encouragées individuellement par des stimulations financières. Simultanément, la prévention des «externalités négatives » (à l’instar de la préservation de l’eau potable par le renoncement aux engrais chimiques) ne bénéficiera plus d’un soutien financier. Selon bio Suisse, le rapport du Conseil ne tient pas compte du fait que de nombreuses exploitations agricoles, et en particulier les fermes biologiques, font davantage pour polluer le moins possible l’environnement. Plus d’informations et l’intégralité du communiqué de presse : http://www.bio-suisse.ch/fr/index.php .  

Le Haut Conseil des biotechnologies enfin réuni. Le Haut Conseil des biotechnologies a tenu sa séance inaugurale le mardi 12 mai. Après une séance plénière, les deux sections (scientifique et socio-économique) se sont réunies séparément. Nous n’avons pas à ce jour de retour de notre représentant à la 2eme section, mais, de source bien informée,  il semble que la séance de la section socio-économique ait été chaude, au point de ne pouvoir se mettre d’accord sur le nom d’un vice président.

Rallonge pour les conversions : trop peu, trop tard ? Prévenu depuis plusieurs semaines de la faiblesse de l’enveloppe prévue en 2009, Michel Barnier, a finalement réagi à quelques jours de la date limite de dépôt (le 15 mai) des dossiers de demandes de conversions en annonçant une rallonge de 3 millions d’euros en faveur des conversion à l’agriculture biologique. Si la FNAB accueille favorablement cette mobilisation de 6 M € supplémentaires (avec la part de Bruxelles), elle craint toutefois que cela ne soit pas suffisant face à ses propres estimations. En tout état de cause, cette nouvelle enveloppe arrive trop tard pour les producteurs qui ont déjà renoncé à présenter un dossier cette année, pour les Préfets encore indécis sur le déplafonnement des aides, et pour les conseillers chargés de la préparation des dossiers de conversion. En savoir plus : www.fnab.org.

 Circuit F1 dans les Yvelines : la lutte continue. Depuis novembre dernier (cf une précédente Brève bio), le GAB IdF et la FNAB s'opposent au conseil général des Yvelines qui veut à tout prix construire un circuit de F1 sur des terres sur lesquelles s'étaient récemment installés 3 agriculteurs engagés dans une démarche de production biologique. Nous avons entendu de tout : que le projet de F1 avait été voté (selon P. Bédier, Président du Conseil Général des Yvelines) ou qu'au contraire il n'allait pas se faire (selon JL Borloo, Ministre de l'Environnement). En vérité, c'est maintenant à Nicolas Sarkozy de trancher. Soutiendra-t-il un projet aberrant, économiquement très cher qui sera certainement déficitaire (comme l'est le sport de la Formule 1), reniant ainsi ses promesses faites suite au Grenelle de l'environnement? ou optera-t-il pour un projet durable de développement de l'agriculture biologique ? Rien n’est encore joué. La mobilisation de la population est essentielle pour que ce projet de F1 ne voie pas le jour et que les 3 agriculteurs concernés puissent enfin cultiver sereinement les terres de la ferme de la Haye. Une grande manifestation s’est déroulée à Versailles samedi 16 mai devant le château contre l’implantation d’un circuit de F1 sur le 2ème plus grand captage d’eau potable d’Ile-de-France.

Succès pour « Semons la biodiversité » à Toulouse, les 18 et 19 avril. Pour produire et consommer sans OGM, stoppons les OGM, semons la biodiversité et les résistances ! Ce fut le slogan de ces deux journées de rencontres, d’échanges, de travaux en ateliers ou en plénières dont les organisations paysannes (dont la FNAB), environnementales, altermondialistes, et les collectifs anti-OGM, avaient besoin, avec deux objectifs : ne pas baisser la garde sur la lutte contre les OGM, et mieux s’approprier les enjeux multiples autour des semences et de leur usage. En savoir plus : www.semonslabiodiversite.org.

Un couple princier se met à la bio. Le prince-héritier Håkon de Norvège et sa famille résident au manoir de Skaugum au Sud d’Oslo. Outre la demeure princière, la propriété compte un vaste domaine forestier et une importante exploitation agricole que le couple princier souhaiterait voir se convertir au bio. Skaugum compte un vaste domaine forestier et une importante exploitation agricole. Cette dernière conjugue céréales (maïs notamment), production laitière et élevage. Après 45 ans de bons et loyaux services, leur métayer prend sa retraite et il est attendu du futur remplaçant la mise en place d’un plan de développement d’une agriculture bio. Si le projet du couple princier devait aboutir, cela ferait de Skaugum l’un des plus importants domaines écologiques de Norvège.

Nutrition - Fruits "bio" : un risque allergique augmenté ? Vantés comme "bons pour la santé", les fruits issus de l'agriculture biologique pourraient être plus allergènes que les autres, si l’on en croit un article du journal Le Point (21 avril). C'est du moins la teneur d’une communication présentée la semaine précédente, lors du Congrès francophone d'allergologie, à Paris. Les principales substances allergisantes des fruits de Rosacées correspondent à des protéines de défense vis-à-vis des agresseurs, ont expliqué Annick Barre et ses collègues toulousains. Il s'agit notamment des protéines de transfert des lipides (LTP) qui sont les allergènes les plus redoutables. Dans la pêche, la pomme, l'abricot, la cerise, la prune et la poire, les LTP correspondent à des protéines constitutives mais dont le taux augmente fortement en réponse à l'attaque par un champignon phyto-pathogène. Les études montrent que les LTP se localisent surtout dans la peau, mais les teneurs sont très disparates suivant les végétaux, voire entre la peau et la pulpe pour un même fruit. Pour les auteurs de ce travail, les données disponibles ont été obtenues sur des fruits issus de l’agriculture conventionnelle et devraient être confirmées sur d'autres échantillons de différentes provenances. "Les teneurs en LTP sont aussi susceptibles de varier en fonction de l'état physiologique des fruits (degré de maturation), des traitements subis par les arbres fruitiers avant récolte (pesticides, insecticides) et du conditionnement des fruits après récolte (maturation accélérée, conservation en chambre froide)", ajoutent-ils. De là à laisser penser que les fruits bio sont plus dangereux que les autres, il n’y a qu’un pas, semble-t-il allègrement franchi. Nous serons attentifs à la suite donnée à cette information, afin de pouvoir répondre si nécessaire.

Concours du nouveau logo biologique européen. Les produits biologiques à la recherche d’un nouveau logo: la Direction Générale de l’Agriculture et du Développement rural de la Commission européenne invite les étudiants en art et en design des 27 Etats membres à participer au concours européen du logo biologique de l’UE. Le concours offrira un prix sans pareil : le logo gagnant deviendra le nouveau symbole officiel des produits biologiques dans toute l’Union européenne dès Juillet 2010. À la veille du lancement du concours du logo biologique, Mariann Fischer Boel, commissaire européenne chargée de l'Agriculture et du Développement rural a déclaré : "Le nouveau logo bio renforcera l'identité de la filière biologique dans l'UE. Il contribuera à créer un marché unique, et c'est une bonne nouvelle pour les producteurs et les consommateurs." Site Internet dédié au concours : http://ec.europa.eu/agriculture/organic/logo/index_fr.htm

Le Haut Conseil des biotechnologies bientôt opérationnel.  Plus d'un an. C'est le temps qu'il aura fallu pour installer le Haut Conseil des biotechnologies (HCB) et surtout asseoir à sa tête une personne faisant l'unanimité, tant du côté du gouvernement que du Sénat et de l'Assemblée. Jean-Louis Borloo et Chantal Jouanno, respectivement ministre et secrétaire d'État à l'Écologie, ont présenté mercredi 22 avril les missions de cette nouvelle instance en présence de Catherine Bréchignac, sa présidente nommée pour cinq ans. Issu du Grenelle de l'environnement, le HCB va-t-il enfin devenir l'instance de dialogue tant attendue sur les biotechnologies en général et les OGM en particulier ? Il prend le relais de la Commission de génie biomoléculaire (CGB) qui ne faisait pas l'unanimité. Des innovations sont apportées avec la création de deux comités - l'un scientifique et l'autre éthique - et la pluridisciplinarité. Le comité scientifique qui devrait être dirigé par Jean-Christophe Pagès, professeur de biochimie-biologie moléculaire, comptera un grand nombre de spécialistes de la question qui côtoieront également un juriste, un écologue, un entomologiste, un économiste, un sociologue ou encore un statisticien pour ne citer que ceux-là. Parallèlement, le comité économique éthique et social qui devrait être piloté par Christine Noiville, juriste spécialiste du droit du risque, regroupera les ONG environnementales, les représentants des consommateurs, des institutions politiques, des syndicats…, et la FNAB. Ce comité, rappelons-le, risque d’être de peu de poids comparé à celui du comité scientifique. Nous vous tiendrons au courant.

Nouvelle loi de modernisation agricole ? Le ministre de l'Agriculture a évoqué, le 22 avril devant des journalistes, la mise en chantier d’une loi de modernisation de l'agriculture dont son successeur aura la charge. Ce sera l'occasion pour la France d'engager «un débat national sur ce que nous souhaitons comme projet agricole européen». Cette loi permettra également de «créer des outils» en matière d'organisation économique et de couverture des risques, a détaillé Michel Barnier. Le texte sera présenté au Parlement à la fin de 2009 ou au début de 2010. Rappelons que la dernière loi de modernisation agricole ne date que de janvier 2006, sous le ministère du prédécesseur de M. Barnier.

Une norme bio polynésienne fin 2009 ? "Nous, producteurs, avons besoin du consommateur pour pousser les politiques à prendre des décisions pour les générations futures". Gilles Parzy, en phase de reconversion vers l'agriculture biologique et président de l'association Bio Fenua, a annoncé qu'une norme polynésienne pour l'agriculture biologique est "dans les tuyaux" et pourrait être prête "d'ici la fin de l'année s'il y a une volonté politique". Pour l'instant, le développement du "bio" en Polynésie française reste poussif, en l'absence de norme adaptée aux spécificités tropicales. "Nos fruits bio ne sont donc pas identifiables. Ils sont mélangés avec les autres dans les rayons des grandes surfaces", a expliqué Bernard Henry, producteur de fruits bio à Taravao. (source Tahiti Presse, 22 avril)

Selon une nouvelle étude, les agrocarburants aggravent les changements climatiques. Les Amis de la Terre Royaume-Uni publient cette étude sur les émissions de gaz à effet de serre (GES) liées au changement d’affectation des sols pour les agrocarburants utilisés au Royaume-Uni (issus principalement de soja du Brésil, d’Argentine et des Etats-Unis). Les résultats montrent une aggravation des changements climatiques. Pour en savoir plus : http://www.amisdelaterre.org/-Agriculture-et-OGM-.html
Agriculture bio : la région Champagne-Ardenne propose une nouvelle aide. Le Conseil régional de Champagne-Ardenne a mis en place des dispositifs financiers pour la reconversion des exploitations à l'agriculture biologique, leur certification et l'achat des matériels spécifiques ou des capacités de stockage spécifiques. Il a annoncé le 22 avril une nouvelle aide pour maintenir les surfaces agricoles bios et susciter de nouvelles conversions. Cette aide au maintien, en lien avec le Plan régional de développement rural, s'appliquera à toutes les surfaces certifiées en agriculture biologique. Son montant dépendra du type de cultures (80 à 350 € par hectare et par an). Son versement aura lieu annuellement dans le cadre d'un contrat d'engagement réciproque de 5 ans entre l'agriculteur et le Conseil régional. En 2007, 148 producteurs champardennais étaient convertis ou en conversion, soit une superficie d'environ 7.280 hectares (0,5 % de la SAU régionale). Le Conseil régional a pour objectif de doubler les surfaces bios et d'atteindre 15.000 hectares certifiés en agriculture biologique à l'horizon 2013. (Actu environnement, 24/04/2009).
Monsanto proteste contre le jardin bio de Michelle Obama. L’association américaine qui représente les grands noms de l’agrochimie a récemment écrit à Michelle Obama pour protester contre son jardin bio. La crainte de ces entreprises : que l’exemple de la « First Lady » en matière de jardin bio à la Maison Blanche ne donne aux consommateurs une mauvaise image de l’agriculture "conventionnelle".

Alternative Bio 2009 s'agrandit. Créée le 25 février dernier afin de travailler à la construction d'un nouvel "identifiant" des produits issus de l'agriculture biologique, Alternative Bio 2009 regroupe la FNAB, Bioconsom’acteurs, Biocoop, Biomonde, le Syndicat d’Agriculture Bio-dynamique (SABD), la Fédération Nationale Interprofessionnelle des Vins de l’Agriculture Biologique (FNIVAB), Val Bio Centre, BioBourgogne Association, Déméter France, Biogalline GIE. Ces membres fondateurs ont été rejoints depuis peu par Pro-Natura et les Eleveurs Bio de France (EBF). Une première version du cahier des charges portant sur les productions végétales et animales est désormais avalisée. Dans les semaines qui viennent, le travail sur les procédures de contrôle, de certification, et d’obtention de la marque commencera, en parallèle de la réflexion sur la communication. Les membres d’Alternative Bio 2009 profiteront de l’avis et de l’expérience de divers partenaires eux-mêmes gestionnaires de marques, comme Nature et Progrès en France, ou Biogarantie en Belgique. Des initiatives similaires naissent d’ailleurs actuellement Outre Atlantique, et plus particulièrement au Québec au sein de l’Union Paysanne, qu’Alternative Bio 2009 a rencontré le 21 avril. Pour plus d’information : Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir   

La bio en Europe progresse toujours et partout. Le Ministère de l’Economie publie, dans sa revue « Sillons d’Europe » du 23 avril, des chiffres édifiants sur la bio dans plusieurs pays européens.

En Allemagne, et malgré une croissance en recul, le marché bio ne semble pas connaître la crise. Le marché bio a connu ces dernières années une forte croissance, qui semble se ralentir, même si, pour 2008, le CA est de 5.8Mrd d’euros et le taux de croissance de +10% par rapport à 2007. Les produits frais augmentent de 4.2%, avec une différence entre les produits d’origine animale et végétale. Tandis que le CA des oeufs et de la viande bio augmente de 12,5 à12,9%, celui des légumes et des pommes de terre atteint péniblement 0.2 et 0.7%. Même si le marché bio reste spécialisé sur les produits frais (+ de 50% du CA), la part des produits transformés augmente (+21%). Les discounters continuent de dominer le marché, notamment pour les produits frais. Les consommateurs achètent en revanche les produits carnés, la charcuterie et le pain dans les magasins spécialisés. Ils ont dépensé 53% de leur budget alimentation pour des produits bio dans le commerce de détail (5,3Mrd d’euros) et 22% dans les magasins spécialisés. La surface consacrée au bio a augmenté de 5.3% en 2008, à 911 385 ha (soit 5.4% SAU), et le nombre d’exploitations bio de 6%, à 19 824. Malgré cette augmentation, la demande reste plus forte que l’offre, par exemple pour les pommes de terre et les carottes.

En Espagne, selon la société espagnole d’agriculture écologique (SEAE), les ventes des produits biologiques ont connu en 2008 une progression de l’ordre de 20%.Si  80 % de la production nationale sont destinés à l’exportation en particulier vers l’Allemagne, le marché intérieur progresse.  Un des facteurs clés de cette progression serait à rapprocher des ventes en grandes surfaces en particulier des chaînes comme Carrefour, Eroski, Corte Inglés ou Alcampo avec jusqu’à 900 références dans le cas de la célèbre chaîne espagnole Corte Inglés. La filière bio est également très active pour mettre en place des circuits de commercialisation courts répondant à une des attentes de proximité de la clientèle. L’agriculture biologique a manifestement le vent en poupe comme en témoignent les données en surfaces et opérateurs (voir graphique en annexe)  En 2007, cette filière représentait 988 223 hectares cultivés et concernait 20 171 opérateurs. Dans les faits, seulement 375 000 ha de la surface en agriculture biologique sont cultivés ; le reste est essentiellement dédié aux prairies permanentes et à des formations boisées peu denses, zones de pâturage pour élevages extensifs (612 500 ha). Les cultures les plus pratiquées sont les céréales et légumineuses (32 %), suivies de l’olivier (25 %) et des fruits à coque (13%), la surface dédiée aux cultures des fruits et légumes ne représentant qu’un total de 4 % de la surface cultivée en agriculture biologique, soit 15 243 ha. Le leader en la matière, l’Andalousie, poursuit sa progression (784.000 ha certifiés et 8.125 opérateurs), Murcie aussi (37.625 ha, soit + 12.000 ha en 2008), tout comme la Castille la Manche (120.000 ha avec 2.322 producteurs et transformateurs au lieu de 1.097 en 2007), ainsi que la Galice qui a connu une progression en 2008 de 10 % de la surface et du chiffre d’affaires.

L’Italie se présente comme le premier pays européen " bio " avec 1,2 millions d'hectares mis en culture, soit 9% de sa Surface Agricole Utile (SAU) et 17% de la SAU bio de l'Union européenne. Cependant la progression rapide des surfaces agricoles bio enregistrée dans les années 90 s’est ralentie (+0.2% entre 2006 et 2007). L’Italie est aussi le 5eme producteur bio mondial. Céréales, fruits, légumes, agrumes, olives et oeufs sont particulièrement représentées. L’évolution de l’élevage bio évolue différemment selon les filières : en 2007, les productions bovines, équines et l’apiculture progressent ; l’aviculture connaît un revers (-14%) après la progression enregistrée entre 2005 et 2006. La consommation des foyers italiens (plus forte dans le Nord) demeure modeste, mais a cependant augmenté de 10,2 % en valeur en 2007, et de 5,4% en 2008. Pour les italiens, les consommations de produits bio les plus importantes (en valeur) sont les produits laitiers et les fruits et légumes frais et transformés. Les produits qui connaissent la plus forte progression en 2008 sont les fruits et légumes frais et transformés et l’alimentation pour bébés.

L’Irlande est entrée depuis quelques années dans la dynamique de la consommation de produits bio. 90 % des irlandais consomment des produits « bio » de façon plus ou moins régulière. Les dépenses pour les produits bio ont ainsi progressé de 29 euros par mois en 2003, à 40 euros par mois en 2007. Le marché du bio pèse aujourd’hui 75M d’euros (contre 38 millions d’euros en 2003), et pourrait atteindre 400M euros si la crise économique ne freine pas sa progression.  La distribution progresse également, touchant à la fois les grandes enseignes, les discounters et les magasins spécialisés. Malgré le soutien important du gouvernement irlandais pour développer l’agriculture biologique (qui représente 0,7% de la SAU), le pays reste extrêmement dépendant des importations qui concernent environ 70 % des produits disponibles.

Aux Pays Bas, les dépenses des consommateurs en produits bio ont augmenté de 12,4 % en 2008, passant à 583,4 M euros,  soit 2,1% de part de marché. La croissance de ce segment se produit pour la 7è année consécutive: + 11,3 % dans les GMS, + 8,7 % dans les magasins spécialisés, tandis que l’entrée de ces produits dans la restauration collective se confirme. La part de marché des produits frais (67 %) reste plus importante que celle des produits d’épicerie (33%). Les produits laitiers biologiques ont atteint une part de marché de 4,3 %, les fruits et légumes de 3,8 % et les produits carnés de 2%. Les oeufs biologiques sont le groupe de produits le plus populaire avec une part de 6,6 %. Les surfaces consacrées aux productions biologiques ont progressé de 7,3 % en 2008 et occupent actuellement 2,6 % des surfaces agricoles. On comptait en 2008 1473 agriculteurs biologiques exploitant une surface moyenne de 36 ha. L’organisation sectorielle Biologica prévoit un nouveau développement des ventes de produits biologiques cette année malgré la crise économique.

Au Royaume Uni, le marché du bio est très dynamique mais affecté par la crise. Pour l’année 2008, les surfaces « biologiques » certifiées ou en conversion sont cultivées par plus de 4 900 agriculteurs et représentent 3,9 % de la superficie agricole totale au Royaume-Uni, soit 676 387 ha (10% d’augmentation entre 2008 et 2007). En 2008, 86 % des surfaces agricoles « bio » étaient des prairies reflétant une production bio historiquement tournée vers la filière animale. Malgré l’augmentation des surfaces bio consacrées à l’horticulture de 11 %, celles-ci ne représentent que 2 % de la surface totale dédiée aux productions « bio ». Le marché britannique des produits « bio » est le second d’Europe. Après une croissance rapide (moyenne annuelle entre 2002 et 2007 de + 11 %), l’année 2008 a vu ses ventes de produits « bio » augmenter de seulement 1,7 %, celles-ci accusant depuis le début de la crise économique une forte diminution. Elles sont réalisées à 73 % dans les grandes surfaces de distribution, et à 27 % par les circuits plus traditionnels (achat direct au producteur, livraison de paniers « bio », magasins spécialisés, etc.). Près de 35 % des produits « bio » consommés sont importés, notamment des fruits et légumes (à hauteur de 80 %). En moyenne, les prix des fruits et légumes « bio » sont respectivement de 50 % et 25 % plus élevés que les produits  provenant des circuits conventionnels. En 2008, les ventes dans le secteur des fruits et légumes ont diminué de 7 %, atteignant 550 millions GBP. La viande bovine « bio » provient à 60 % de l’agriculture britannique. La production de volailles « bio » est très bien desservie par l’agriculture nationale avec plus de 4 400 élevages « bio ». La production ovine se situe majoritairement au Pays de Galles. Concernant le lait « bio », le Royaume-Uni exporte son surplus en particulier vers la France. Par rapport à l’ensemble des dépenses alimentaires engagées par les ménages britanniques en 2007 (boissons comprises), les produits « bio » représentent 1,3% du marché en valeur. Cette part encore peu élevée laisse des possibilités de développement futur. Malgré la crise économique, ce secteur a présenté un tel dynamisme au cours des dix dernières années que la plupart des opérateurs britanniques continuent de croire à une croissance positive des produits bios sur le long terme.

La bio progresse outre-atlantique. Les ventes de produits alimentaires bio ont augmenté de 15.8 % aux Etats Unis en 2008, pour atteindre 22.9 milliards de dollars, selon une étude publiée récemment par les professionnels de la bio aux Etats Unis. Elles représentent désormais 3.5% des ventes totales de produits alimentaires. 2009 devrait être nettement moins joyeux. En savoir plus : http://www.organicnewsroom.com/2009/05/us_organic_sales_grow_by_a_who.html .

Le SNRC s’associe à l’étude menée par l’Agence Bio.   Pour répondre aux objectifs fixés par le Grenelle de l'Environnement et satisfaire la demande croissante de produits biologiques de la part des clients des sociétés de restauration collective (SRC), le Syndicat national de la restauration collective concédée (SNRC) s'intéresse à la structuration des filières françaises de l'agriculture biologique. Ce  travail doit en effet faciliter l’approvisionnement des entreprises du secteur qui sont souvent contraintes aujourd’hui d’importer. Pour accompagner ce développement des filières, le SNRC a décidé de s'associer à l'étude initiée par l'Agence Bio, avec pour objectif d'identifier les besoins en produits biologiques de la restauration collective et de relever les attentes des professionnels du secteur et des clients. Rappelons que la FNAB est très engagée sur le dossier de la restauration collective, et du développement de l’offre de proximité. Elle travaille cependant plus avec le secteur de la restauration non concédée, dont les exigences en matière de lien en alimentation et productions sur les territoires sont plus prononcées.

 

 
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