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Un détail qui a son importance ! |
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" En France, les agriculteurs ne peuvent utiliser que des variétés inscrites dans le catalogue des espèces et variétés"
Perpétuellement répétée par le GNIS, cette affirmation semble un lieu commun. Elle est heureusement fausse
L'obligation d'inscription au catalogue ne concerne que la commercialisation (y compris échanges à titre onéreux ou gratuit) de semences "en vue d'une exploitation commerciale" et en aucun cas l'utilisation (= la culture) des semences. Seul le vendeur de semences est lié par cette obligation et non l'acheteur qui utilise la semence
pour la cultiver.
Il en découle que :
- rien n'interdit de commercialiser des semences de variétés non inscrites au catalogue si on indique qu'elles sont vendues "en vue d'une exploitation non commerciale" (la culture pour l'autoconsommation, la sélection, la recherche ou la conservation ne sont pas des "exploitations commerciales" d'une semence)
- rien n'interdit à un agriculteur de cultiver les semences de son choix (sauf OGM), qu'elle appartiennent ou non à des variétés inscrites au catalogue, qu'elles aient été commercialisées ou échangées "en vue d'une exploitation commerciale" ou "non commerciale", de les sélectionner ou de les cultiver en l'état, et d'en vendre la récolte
- l'évolution de la biodiversité cultivée (= nombre de variétés ou landraces effectivement cultivés) est très différente de l'évolution du nombre de variétés inscrites au catalogue (= variétés commercialisées "en vue d'une exploitation commerciale")
Guy Kastler du Réseau Semences Paysannes
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Un ouvrage sur la séléction végétale participative |
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Sélection végétale participative
La FAO a récemment publié "Plant breeding and farmer participation" (Sélection végétale et participation des agriculteurs), préparé en collaboration avec l'Institut international de recherche sur les cultures des zones tropicales semi-arides (ICRISAT) et le Centre international de recherches agricoles dans les régions sèches (ICARDA). Édité par S. Ceccarelli, E.P. Guimarães et E. Weltizien, cet ouvrage de 671 pages est organisé en 25 chapitres, rédigés par trois groupes de scientifiques : un groupe d'experts internationalement reconnus en génétique relative à l'amélioration des plantes et aux différents aspects de la sélection végétale; un groupe de sélectionneurs professionnels ayant pratiqué la sélection végétale participative (SVP) sur plusieurs espèces cultivées et dans divers secteurs, tant socialement que climatiquement, en utilisant la gamme des méthodes présentées par le premier groupe; et un groupe de scientifiques dotés d'une expertise spécifique dans des secteurs non habituellement couverts par les ouvrages d'amélioration des plantes classiques, comme les mécanismes de libération variétale, la libération de graines, les questions institutionnelles associées à la SVP et les droits de propriété intellectuelle. Voir http://www.fao.org/docrep/012/i1070e/i1070e00.htm ou contacter
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La bio prototype d'agriculture durable |
Etude : la bio comme prototype d’agriculture durable
Source: INRA
Une équipe de l’unité Écodéveloppement de l’INRA Avignon vient de publier les résultats d’une étude sur le thème « Concilier des performances pour une agriculture durable – l’agriculture biologique comme prototype », et livre ainsi une réflexion sur la durabilité de la bio en arboriculture fruitière.
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