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Eau et bio


DES SOLUTIONS DURABLES POUR RÉDUIRE LA POLLUTION DE L’EAU SUR VOTRE TERRITOIRE
L’eau est un élément essentiel de la vie. Nous avons individuellement et collectivement pour devoir de la respecter et de la protéger. L’engagement des producteurs et structures membres de la fédération Bio d’Aquitaine va dans ce sens.

Ci-dessous figurent les points clés pour comprendre les causes et les conséquences de la situation actuelle de l’eau en France.

Le réseau Bio d’Aquitaine propose une solution durable à ce problème : la diffusion de l’agriculture biologique sur le territoire.

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sur la rencontre "L’AGRICULTURE BIOLOGIQUE LEVIER D’ACTION POUR UN DÉVELOPPEMENT TERRITORIAL DURABLE" du 28 octobre à Bordeaux

Nous vous invitons à regarder les 7 témoignages à cette adresse : youtube de Bio d'Aquitaine

 

 

 

POLLUTION DES EAUX : ÉTAT DES LIEUX ET ENJEUX


Combien nous coûte la dépollution des eaux ?

Aujourd’hui la pollution de l’eau a un fort impact économique sur nos territoires ce qui fragilise notre économie.

• 40 à 60% des coûts de dépollution répercutés sur la facture d’eau des ménages ce qui affaiblit leur pouvoir d’achat

• Le coût : 54 milliards par an de dépollution de l’eau

54 mil
Comment en est-on arrivé là ?

Si les efforts en matière de pollution urbaine commencent à porter leurs fruits, la principale cause de dégradation de la qualité des eaux en France réside aujourd’hui dans les pollutions diffuses de l’agriculture.

• La France est le premier utilisateur de pesticides d’Europe et le 4ème au monde.

• En 2007 la France a échappé à une amende de 28 millions d’euros et une astreinte journalière de près de 120 000 euros réclamés par la commission européenne pour non respect de la Directive Nitrates.

• Les causes du mauvais état des eaux sont réparties à parts égales entre les pesticides et les nitrates (produits massivement utilisés en agriculture). Ces produits provoquent la fermeture de nombreux captages d’eau potable et l’eutrophisation des zones côtières.

 

QUELLES SONT LES CONSÉQUENCES ?


… sur la santé :

• De nombreuses molécules chimiques des pesticides sont reprotoxiques, mutagènes, cancérigènes

• Les risques des pesticides sont sous-évalués. Certaines manifestations d’effets sanitaires potentiellement lourds et à long terme qui semblent être appelées à se multiplier.

 
… sur l’économie :

• des coûts pour la santé publique

• De véritables enjeux économiques pour les territoires car l’eau sert aussi à d’autres secteurs économique et de loisirs

• Des zones de captages abandonnées donc un accès à l’eau plus difficile pour les citoyens et les professionnels (industries, agriculteurs).

• Des répercutions sur l’économie de la pèche et de l’ostréiculture (chiffre d’affaire : 1.9 milliards d’euros de chiffre d’affaire/an)

 

UNE SOLUTION DURABLE POUR RÉDUIRE LA POLLUTION DE L’EAU


Par définition l’agriculture biologique interdit les produits chimiques de synthèse : les pesticides et l’azote chimique sont ainsi exclus des pratiques.

L’agriculture biologique permet donc de prévenir les pollutions et même de les guérir.

À l’heure où l’argent public se fait rare, les contribuables supportent massivement la facture de la dépollution, alors que des politiques préventives sont efficaces.

• Le préventif coûte 87 fois moins cher que le curatif

• Les rotations longues en agriculture biologique permettent de diminuer le taux de nitrates de 100 mgN03/l à 30 mgN03/l

• Il est 27 fois moins cher de mettre en place des mesures préventives dont l’agriculture biologique que d’engager des actions de dénitrifications

27 fois moins cher
Notre réseau peut vous aider dans la mise en place d’une politique durable de sauvegarde de l’eau. Pour plus d’informations vous pouvez contacter la structure de votre département.

Agrobio Gironde

Agrobio Périgord

Agrobio 47

B.L.E.

Civam Bio des Landes

La Fédération Nationale de l'Agriculture Bio (FNAB), en partenariat avec l'Association des Maires de France (AMF), et l'Onema (Office National de l’Eau et des Milieux Aquatiques), a créé un site Internet à l'usage des collectivités territoriales. Le site propose un guide méthodologique visant à promouvoir et accompagner l'approche transversale de l'agriculture biologique dans les projets de développement territorial.

www.devlocalbio.org

Témoignage d’un agriculteur … au Pays Basque


JON HARLOUCHET
"Je me suis installé en 1998 sur une ferme de 35ha avec 24 vaches Montbéliarde. L’année 2000 a été celle de la conversion. Je produis du lait cru, des yaourts et du fromage blanc ainsi que du maïs de population «Grand Roux Basque» pour la farine et la polenta. Je vends en direct ainsi que dans les cantines. Je fertilise mes prairies et cultures avec du fumier de ferme, que je couvre par une fumière et des bâches spéciales pour éviter tout lessivage des jus, qui serait pour moi une perte en valeur structurante et fertilisante, et un risque de pollution diffuse pour les cours d’eau."

Jon HARLOUCHET, Éleveur bio à Bussunaritz (64)

Témoignage d’un agriculteur … en Gironde


Pierre-Christophe MONNIER
"Le vignoble a été planté en 1979 par mon père. Je m’y suis installé en 1997 pour le convertir en 2007. Ma motivation fait suite à des problèmes de santé dans les yeux. Depuis je souhaite mettre en place des itinéraires techniques qui respectent l’environnement, la santé de mes salariés et de mes clients. En viticulture biologique on cherche à développer une approche globale de la vigne en travaillant sur le renforcement des défenses de la plante et en intervenant en préventif, donc sans pesticides. La gestion de l’enherbement se fait par des outils de désherbage mécanique, aucun herbicide n’est ainsi utilisé. De plus on passe avec des outils plus légers qui vont moins tasser les sols, leur permettant de rester plus filtrant et mieux structurés et donc d’exprimer au mieux le terroir à travers la qualité des vins tout en augmentant la qualité et la quantité d’eau infiltrée."


Pierre-Christophe MONNIER, Viticulteur bio à Jau-Dignac-et-Loirac (33)


 

Témoignage d’un agriculteur … dans les Landes


Dominique LABESCAU
"Je me suis installé en 1994 sur une ferme de 35ha avec élevage de poulet. L’année 1998 a été celle de la conversion bio. Toutes les volailles sont vendues en vente directe. Toutes les cultures (céréales-protéagineux-oléagineux) sont utilisées pour la fabrication de l’aliment des poulets.

Me situant sur une zone à enjeux eau (Plan d’Amélioration Territorial), je participe, avec d’autres agriculteurs bio et non bio de mon territoire, à la «vulgarisation» des techniques de désherbage mécanique.

Ce dernier demandant plusieurs types d’outils, nous avons fait le choix d’acheter du matériel en CUMA, notamment celui que nous utilisons le moins (rotoétrille)."

Dominique LABESCAU, Polyculteur et éleveur bio à Pey (40)

 

Témoignage d’un agriculteur … en LOT-ET-GARONNE


Pascal DESPRAT
"Je me suis installé il y a 6 ans et ai converti mes vergers de pruniers d’ente en agriculture biologique peu après.
J’aspirais à un plus grand respect de notre environnement (eau, air, sol).
En désherbant mécaniquement, en n’utilisant que des produits de traitements naturels, l’agriculture biologique permet de préserver la qualité des ressources naturelles, notamment l’eau."

Pascal DESPRAT, Arboriculteur bio sur Penne d’Agenais (47)

Témoignages d’un couple d’agriculteurs … en Dordogne


Daulhiac
"Nous sommes installés depuis 1992 sur Le Château le Payral.
Le domaine est en viticulture sur 15ha et en céréales/luzerne sur 4ha.
Durant les premières années de notre installation nous nous sommes attachés à la restructuration du vignoble (replantation à 5500 pieds /ha), et à la modernisation des bâtiments et équipements  vinicoles.
Des problèmes sanitaires et techniques rencontrés en lutte raisonnée en 2000 nous ont amenés à convertir notre vignoble en 2003 pour obtenir la certification en agriculture biologique en 2005.
L’agriculture biologique a apporté des réponses concrètes sur ces sujets et nous permet de mettre en oeuvre des pratiques respectueuses pour l’environnement, l’eau et l’homme en général.
Ce changement de pratiques a également été motivé par la recherche d’une meilleure qualité de vie et par la plus grande technicité que celui-ci exige."

Isabelle et Thierry DAULHIAC, Viticulteurs bio à Razac-de-Saussignac (24)